Voilà plus de quarante ans que le duo d’artistes britanniques, Gilbert & George perpétuent leur discours moderne sur « l ‘Art pour tous ». Encrés dans une vie fondamentalement moderne, ils vouent leur art à la représentation symbolique de notre environnement. Les thèmes récurrents traités sont la vie, la mort, la sexualité, la religion, les conflits inter-raciaux entre autres. Déclinés sous des photo-montages aux tailles gigantesques le duo se mets en scène,dans une symétrie parfaite, avec humour et provocation légendaire. Dans cette exposition présentée au Bozar de Bruxelles jusqu’au 23 Janvier, 85 clichés nous sont déclinés. Oeuvre désormais perpétuelle où la composition graphique devient récurrente, Gilbert et George nous noient dans des couleurs vives, des géométrisations de l’espace, dont le fil rouge est l’Union Jack. Le nationalisme est ici un moteur pour toute interprétation loufoque et parfois politique.

Les motifs, créant une atmosphères pesantes sont issus de diverses influences. Un plan de l’East London, une serie d’arbres, de feuillages, parfois même une rue ou les artistes eux-même. Ces oeuvres, créées toutes en 2008, possèdent une esthétique qui, souvent, reprennent une influence fantastique. Les corps deviennent mutés, transformés pour devenir des amulettes ( les doigts en l’occurence), les visages déformés, les corps également, font des artistes, des mutants, entre pensée théologiques, politique et sociale.

La saturation des éléments, l’emploi des couleurs éclatantes, mats, limpides, invite le spectateur à entrer dans un univers hors du temps. Gilbert et George ont créés leur marque de fabrique depuis des années et pourtant, à chaque accrochage, la surprise nous enveloppe et nous transporte. Le sarcasme, le clin d’oeil, la force du discours et a la fois le traitement léger et quasiment enfantin nous fait parfois pardonner leurs excès. Ces deux grands enfants « tire la langue », à la vie commune, et moderne. Ils se fichent de tout, et surtout de ce que l’on peut penser. Mieux encore, ces deux là provoquent toujours plus ! Ils jouent de leur statut d’artistes en se considérant comme des « sculptures vivantes », ils clament hautt et fort leur nationalité, ironiques, et leur appartenance à la culture anglo-saxone. A travers leur costume tiré sur quatre épingles, ils n’hésitent pas à poser nu: leur corps, leur image, au sens propre comme au figuré devient alors un média de communication et de création multiple.

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