On a tous quelque chose en nous…

Les chaussures rouges se baladent à la Garlerie Commune.

Voilà quelques temps que ma main me démange. Voilà quelques temps que mes chaussures brûlent sur le bitume pour découvrir l’Art du moment. J’arpente de jour en jour les rues, afin de croiser le regard d’un artiste, la couleur d’une œuvre, le discours d’un homme. Je m’en prends plein les yeux, égoïstement, depuis quelques années. Aujourd’hui, j’ai décidé de faire partager une de mes envies, un de mes amours, qui me transporte à chaque instant vers l’absolu. La passion est un élan inconditionnel. Lorsqu’il est vécu, il est formidable dans l’instant. A chaque entrée dans une galerie, un centre d’art, un simple espace d’exposition, dès que mes yeux frôlent un art, c’est tout un univers, une bulle qui se forme, je suis dans mon bain. Un bain chaud, brûlant, un monde où tout devient créatif, innovant, fantastique, audacieux, enivrant. Où l’acte de création, ainsi que la pensée nouvelle est en permanence renouvellés pour aller toujours au delà du possible.

En CM2, un instit’ me reprochait d’être nulle en dessin. Au collège, j’agaçais mon prof d’Arts Plastiques car je m’occupais plus du travail des autres que de mes propres travaux. Au lycée, je les bâclais, considérant plus d’importance au concept qu’à sa réalisation. En Fac, c’était bien différent.  Puis un arrêt. D’un an. Puis deux. Bientôt. Surement définitif. Étudier est bien, apprendre est mieux. Je considère l’expérience de l’instant comme bien plus formateur que le temps passé à écouter, passible. J’ai décidé de me balader. L’école buissonnière étant plus amusante, je préfère butiner dans les lieux appropriés, que de me forcer à être attentive aux choses guidées, choisies, et pas forcément prometteuses. Alors je m’abreuve, ainsi, en balade, toujours. Assoiffée, jamais satisfaite. Je veux tout connaître, tout apprendre, tout découvrir. Je veux être enivrer par la découverte perpétuelle.

Certaines personnes ne comprennent pas forcément le fait de lire, relire, encore et encore, le même roman. Une fois lu, il devrait être comprit acquit. Rien ne nous force à y revenir. Et pourtant, il arrive parfois d’une seule phrase, qui vous taraude, pour avoir cette envie de furie, qui vous pousse à dévorer une nouvelle fois ces trois-cents pages pour connaître, encore une fois, le dénouement. Se repasser encore une scène d’un film qui vous émeu. Retourner voir pour la quatrième fois cette exposition dans le centre.

L’Histoire de l’Art nous a sagement décliné toute l’évolution de la pratique plastique qu’il s’était effectué dans diverses catégories, régions du monde et univers sociaux. J’ai toujours considéré l’Art moderne comme un précurseur et un tremplin énorme pour les artistes d’aujourd’hui. Ces jeunes gens, encrés dans un monde en pleine évolution dans tout les domaines, ont su créer sans aucune barrière. Ils ont eu une audace, une folie, installée grâce à un monde qui devenait neuf. L’espoir et la naïveté enfantine de certains, l’arrogance d’autres. L’univers littéraire, poétique et artistique ne faisaient qu’un. Ces artistes multiples se côtoyaient, se jugeaient, s’apprenaient, créaient ensemble. Je pense précisément au Bateau Lavoir, ancêtre primaire des résidences d’artistes actuelles. A l’époque de la découverte des  » Demoiselles d’Avignon », séjournaient dans ce bâtiment  Juan Gris, Modigliani, Max Jacob, Van Dongen, Brancusi etc. Je pense également à Alfred Jarry, Jean Cocteau, Apollinaire, André Derain et bien d’autres ! Je me suis très vite intéressée à cet univers de création. Ces cercles amicaux où l’Idée est le maître mot, où la volonté de travail est un moteur pour avancer toujours. Ici, je parlerais de ces découvertes d’oeuvres, d’artistes, d’expositions. Parfois, pourquoi pas, des lectures qui me viennent, ainsi, au fil d’une promenade, d’un égarement hasardeux au fin fond d’une bouquinerie.

Pour commencer, pour ainsi, pénétrer dans l’univers des artistes de la Belle époque qui furent les mentors de l’Art Moderne, je conseillerais un ouvrage en deux volets, rédigé par Dan Franck, « Bohèmes », ainsi que  » Libertad ». Edités désormais en format de poche.

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